Presse / A lire du 20 juin

« Pour la retraite, il va falloir faire des choix, il sera impossible de tout aligner vers le haut », affirme Claude Tendil dans L’OPINION (page 5). Sur la réforme des retraites « nous serons attentifs à trois points en particulier : le financement du nouveau régime, sa gouvernance et son pilotage, et la clarification nécessaire entre les prestations qui seront financées par la solidarité nationale via un impôt à base large et celles qui pèseront sur le régime de retraite via les cotisations », prévient le vice-président du Medef en charge du social. « Tant que nous n’avons pas de chiffrage précis, il nous est difficile d’avancer », explique-t-il, mais « il va nécessairement falloir faire des choix, il sera impossible de tout aligner vers le haut ». Concernant les réserves de l’Agirc-Arrco, Claude Tendil rappelle que « dans un système en répartition, si l’on veut éviter les coups d’accordéon en fonction de la conjoncture économique (…), il faut constituer des réserves contracycliques. C’est ce que nous avons fait dans le cadre du régime Agirc-Arrco ». Pour lui, « cet effort a été fait par les entreprises et par les salariés du secteur privé. Il faudra que les réserves faites par les efforts de certains bénéficient à ceux qui ont fait ces efforts et pas à ceux qui s’en sont dispensés ». Aussi, « il serait bon que, dans les régimes qui n’ont pas de r& eacute;serves, (…) dote le régime universel à hauteur des réserves constituées par d’autres », estime le vice-président du Medef en charge du social. Or, il craint que « l’on en fasse un pot commun au bénéfice de tous, pour absorber les déficits d’autres régimes, ce qui serait contraire au principe d’équité ». Selon Claude Tendil, « si, dans le nouveau régime universel, on cotise jusqu’à 3 ou 4 plafonds de la Sécurité sociale, comme envisagé dans le document transmis par le Haut-commissaire, soit sur un salaire mensuel brut de 9 933 euros ou de 13 244 euros, alors la plupart des salariés seront couverts par ce régime universel et le régime complémentaire ne trouvera plus sa place ». Enfin, il considère qu’« < em>une sortie en capital n’est clairement pas une réponse à l’allongement de la durée de la vie », car poursuit-il « quand il y a une option entre la sortie en rente ou en capital, 90 % des épargnants choisissent le capital, c’est-à-dire le court terme. Or la rente est la seule solution pour assurer un revenu viager ».

 
L'Insee confirme le ralentissement de la croissance pour l'année 2018. Dans sa note de conjoncture de mi-année, l'institut dévoile sa première estimation pour 2018. À 1,7 %, contre 1,8 % pour la Banque de France, elle apparaît nettement inférieure au dernier pronostic du gouvernement. Dans le programme de stabilité, envoyé en avril à Bruxelles, Bercy déclarait en effet viser une croissance de 2 % pour 2018. Ce décalage, s'il se confirme, compliquera l'exécution du budget 2018 et le respect des objectifs affichés de déficit public. Le coup de mou français s'inscrit dans un contexte international de multiplication des incertitudes : prix du pétrole, évolution des taux de change, tensions protectionnistes, orientations politiques en Espagne ou en Italie, Brexit… En outre, toujours selon l'Insee, le taux de marge des entreprises françaises devrait reculer de 0,4 point, à 31,7 % de la valeur ajoutée, d'ici à la fin de l'année. Grâce à la baisse du chômage et en raison des difficultés de recrutement éprouvées par les entreprises, les salaires devraient en effet accélérer cette année, sauf dans la fonction publique. Pour l'institut COE-Rexecode, avec la réduction du CICE (pour les salaires inférieurs à 2,5 SMIC) dont le taux est repassé de 7 % à 6 % début 2018, « la restauration graduelle des conditions de la compétitivité des coûts salariaux est interrompue ». Et la transformation du CICE en baisse de charges en début d'année prochaine va renchérir le coût du travail. « Les entreprises verront leur co&ucir c;t du travail augmenter de l'ordre de 5 milliards d'euros, par rapport au CICE, car les allégements accroissent la marge imposable et donc l'impôt sur les sociétés dû à ce titre, ce qui n'était pas le cas d'un crédit d'impôt », expliquent les économistes de COE-Rexecode. LE FIGARO page 26, LES ECHOS page 2, L’OPINION page 6.

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