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Revue de presse

ER Ingenierie a pris le bon cap

Depuis 30 ans, l'entreprise Maxévilloise ER Ingenierie a fait le pari gagnant d'un développement à l'export. L'innovation constitue l'autre atout majeur de cette success-story Lorraine, pilotée par Christian FAIVRE, dans son domaine de la machinerie industrielle.

Christian faivre a voué son existence professionnelle aux affaires à l'international. "très tôt, j'ai compris qu'il fallait oser, ne pas s'enfermer dans ses frontières, que le monde ne attendait pas. Pensez, j'ai commencé à travailler à l'export à l'époque où les téléphones portables et Internet n'existaient pas encore", note le président-fondateur d'ER Ingenierie. La première partie de sa carrière l'a mené,avec son épouse Marie-Odile, dans de nombreuses régions du globle. Avant de voler de ses propres ailes en 1987. "Monidée était de proposer mes compétences à une clientèle françaises dans le domaine de l'électro-automatisme industriel. Le démarrage s'est fait dans un local de 70 m2, non loin de notre site actuel à Saint-Jacques. Le premier client fut Trailor. Puis ont suivi BSN, Valeo, Danon, Barphone, les Eaux de Vittel", poursuit-il. Une évolution en plusieurs strates et mûrement pensée :"Je n'ai pas voulu limiter l'entreprise à la seule électricité. D'ailleurs Er se décline en Equipement Réalisations", assure Christian Faivre. Une montée en puissance des moyens internes permet de viser plus loin.

La diversification des secteurs

Nous sommes en 1995. Il revient sur cette période décisive :"Grâce à notre maîtrise technique et à la mise au point de lignes d'assemblage standards, nous avons étendu nos activités au Mexique, au Brésil, en Europe puis en Chine, aux Emirats Arabes Unis" Lui qui se décrit volontiers comme un aventurier met en avant un point important :"Les missions organisées par la CCI International sont de bons outils pour les PME, tout comme les initiatives de la Région Lorrain" Quand la crise de 2008 survient, notamment dans l'industrie automobile, ER Ingenierie déploie une arme imaprable qui va la protéger de la tempête : l'enrichissement technologique continu de ses machines industrielles et de ses compétences de ses collaborateurs, aujourd'hui au nombre de 40. L'entreprise s'est diversifié vers l'agroalimentaire, la chimie, l'environnement et les énergies renouvelables, la médecine, la pharmacie. Avec une nouvelle avancée :"En 2013, nous avons ouvert une filiale marocaine dans la zone franche de Tanger. Un lien direct avec la croissance de l'industrie automobile dans ce pays. L'an passé, une seconde filiale a été crée sur la zone industrielle de Gzenaya."
En trois décennies, Er Ingenierie s'est imposée comme un acteur majeur dans la conception de machines industrielles et par ses solutions pour l'étude et la la réalisation de projets d'envergure. A sa tête, elle garde un infatigable travailleur, militant de son métier, observateur attentif de notre sphère économique :"Au coeur de la mondialisation, la France n'avance pas assez vite. Il manque une stratégie industrielle nationale. Quant aux techniciens qualifiés, ils ne sont pas aisés à trouver", constat Christian Faivre, qui scrute le futur d'ER Ingenierie avec un indéfectible pragmatisme se mariant avec une efficacité éprouvée.

Adista règne sur le cloud

Gilles CAUMONT Président Adista

Cloud en anglais, nuage en français, est un terme qui désigne une technologie permettant de mettre sur des serveurs informatiques basés un peu partout, des données ou des logiciels auparavant stockés dans les ordinateurs d’une entreprise, d’une administration, d’un particulier.

« L’informatique, avant, c’était des ordinateurs qu’on installait dans des entreprises. Maintenant, on travaille de plus en plus à distance, on vend l’informatique en tant que service, en travaillant grâce à la fibre optique, avec des data centers, des centres de traitement de données informatiques », explique Gilles Caumont, 59 ans, patron de la société Adista, dont le siège est situé sur le site Saint-Jacques 1, à Maxéville, et qui vient d’ouvrir son septième data center en France, à Bourges.

Incroyable réussite que celle d’Adista ! À la fin des années 90, alors que son entreprise RMI, Réalisation microélectronique informatique, venait de boire le bouillon, Gilles Caumont a imaginé un nouveau business model, persuadé que l’informatique allait quitter le monde des entreprises pour devenir un service, une ressource à consommer.

Il s’est lancé dans l’hébergement de serveurs, et s’est positionné parmi les pionniers de la convergence entre informatique et télécommunication.

45 % du CA vient des collectivités locales

Adista héberge aujourd’hui un grand nombre de collectivités locales, d’administrations, de services d’incendie et de secours, comme celui de Meurthe-et-Moselle. 45 % de son chiffre d’affaires vient de là.

La société possède 24 agences réparties dans toute la France, gère sept data centers, dont deux à Maxéville, emploie 190 personnes dans l’agglomération nancéienne, 380 en France, bientôt 400.

« Nous ouvrons des data centers de proximité, car une PME apprécie de savoir ses données relativement proches, et pas à l’autre bout du monde. Ce critère psychologique est important, cette notion existe encore », explique Philippe Paci, directeur marketing d’Adista.

Un retard à combler

Le maire de Maxéville, Christophe Choserot, témoigne « qu’en mairie, c’est fini, on n’a plus d’informaticiens. Toutes nos données sont hébergées chez Adista. En termes de maintenance, c’est très souple ».

Gilles Caumont assure que « demain, les entreprises n’utiliseront quasiment plus que des services informatiques externalisés. Les PME françaises sont en retard par rapport à d’autres pays. Alors que les utilisateurs sont prêts ! L’idée est d’aider ces petites et moyennes entreprises à combler le retard… »

Le marché est énorme. De quoi faire grimper Adista sur un petit « nuage ».

CFAI Médailles d'honneur du travail

Au nom de l’UIMM (Union des industries et des métiers de la métallurgie), Hervé Bauduin, président du pôle de formation, accompagné de Pascal Vautrin, président de l’AFPI (formation professionnelle) et Philippe Tourrand, président d’APC (formation continue), a vanté l’excellence de ces formations d’avenir en précisant que la demande des entreprises était là. Il a de nouveau annoncé la création du campus qui verra le jour en 2018, sur le site Saint-Jacques où pourront être hébergés 160 apprentis.

Qui dit campus, dit agrandissement des ateliers du CFAI et réalisation d’un grand amphithéâtre.

À l’issue de la cérémonie, la directrice Fanny Feller-Noris a décerné les médailles d’honneur du travail à plusieurs salariés des différents sites : Jean-Daniel Hervé, Fabien Antoine, Hugues Geschwindenhammer, Jean-Luc Woirgard, Laurent Traut, Isabelle François, Thierry Frangard, René Louis, Eva Perconte, Viviane Jacquot, Anne-Marie Garcia et Jean-Luc Reichert.

Le nouveau bureau de la CCI

Le bureau : Gilles Schaff, 1er vice-président ; Jacques Chevalier, Delphine Manzano, Daniel Cerutti, Philippe Aubry, vice-présidents ; Marie-Josée Davanzo, trésorière ; Adeline Masson-Thomas, trésorière adjointe ; Christine Bertrand, secrétaire.

« Nous avons souhaité nous inscrire dans une logique d’unité », souligne François Pélissier, élu sans surprise, lundi soir, en présence du préfet Philippe Mahé, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Meurthe-et-Moselle.

François Pélissier a été réélu avec 23 voix pour et 10 abstentions à l’issue de l’assemblée générale constitutive de la CCI installant officiellement le nouveau bureau. Un bureau constitué de quatre hommes et quatre femmes, dont Philippe Aubry (CGPME), vice-président, et Christine Bertrand (présidente du Medef de Meurthe-et-Moselle), secrétaire.

Charte de confiance

« Il s’agit d’une élection pacifiée représentative d’une volonté d’avancer ensemble », insiste le nouveau président dont les propos font écho à ceux de Philippe Bertrand et Christine Bertrand. « Nous sommes arrivés à bâtir un bureau qui additionne toutes les compétences et les sensibilités, avec un élu de chaque territoire : Lunéville, Pont-à-Mousson, Toul, le Pays Haut. Une équipe dédiée à l’intérêt de nos territoires et pas arc-boutée sur ses positions syndicales, dont l’objectif est d’inscrire la Lorraine dans le Grand Est et de réussir la chambre métropolitaine ».

Evoquant une « vraie envie collective de travailler ensemble », François Pélissier, Philippe Aubry, Christine Bertrand, et Gilles Schaff, 1er vice-président, disent avoir souhaité « s’engager dans une charte de confiance » sans attendre la décision du Conseil d’Etat. Celui-ci doit se prononcer ce mercredi sur la validité du décret ministériel du 11 avril « portant création de la chambre de commerce et d’industrie territoriale de Lorraine »

 

Cybersécurité : deux entreprises témoignent

Pas facile d’obtenir des informations sur les entreprises de Lorraine piratées, ou objet de cyberattaques. Et pour cause : elles tiennent, en général secrète cette information pour ne pas effrayer les clients. Mais la réalité est là, et elle n’a rien de rassurant. « Le nombre de cyberattaques est en très forte hausse ces derniers mois » témoigne Gilles Caumont, de la société Adista. « Surtout, on assiste aujourd’hui à des attaques davantage ciblées qu’autrefois où les tentatives pouvaient être un peu à l’aveugle ».

Spécialisée (entre autres) dans la cybersécurité, la société nancéeienne rappelle souvent les messages de précaution fondamentaux à respecter : ne pas ouvrir de pièce jointe en cas de doute, faire des mises à jour pour fermer les portes des intrusions extérieures et assurer les sauvegardes. Mais cela n’empêche qu’en Lorraine comme ailleurs les « ransonware » (demandes de rançon) ont explosé, réclamant le versement de sommes de 200 à… 30.000 dollars en échange d’une « clé » (NDLR : chaîne de caractères), « qui ne sera pour autant nullement une garantie de non-agression future », dit Gilles Caumont. Selon certaines sources, 10 % à 15 % des entreprises se soumettent à cette rançon.

Pourtant, des moyens de protection existent à différents niveaux, rappelle René Fuhrmann, responsable de l’agence nancéienne de Cheops, « même si les agressions peuvent concerner toutes les entreprises, et de toutes tailles ».

À ses yeux « la quasi-totalité » des entreprises voire même des institutions sont menacées par les attaques malveillantes. Du « zero day » au « sand box » jusqu’à l’audit, les entreprises spécialisées offrent une large gamme de niveaux de protection. « Les profils d’ingénieurs en sécurité sont parfois difficiles à trouver en Lorraine, d’autant qu’ils sont souvent happés par le marché de l’emploi au Luxembourg », déplore René Fuhrmann.

L’enjeu n’est pas de savoir si un incident aura lieu mais quand. Depuis fin août, la France est tout particulièrement visée. La Lorraine n’échappe pas à cette vague de cyberattaques. Les entreprises doivent se protéger.

 

La première grosse vague d’attaques a eu lieu fin août piégeant de nombreuses structures. Parmi elles, La maison de l’entreprise à Maxéville près de Nancy, là où est hébergé le Medef 54. Depuis un mois, les attaques se sont encore renforcées. Ce qui fait de la France un des pays actuellement les plus attaqués d’Europe. Locky, ce malware demandeur de rançons est souvent cité. Un hôpital à Lyon, et d’autres en France, auraient perdu des données. « Nos services informatiques sont sur les dents. De nouveaux virus circulent », témoigne Géraldine Bucci-Scholler de chez SOS Seniors, un groupe qui gère une quarantaine de maisons de retraite en Lorraine, dont le siège est à Metz. Une cyberattaque, Géraldine l’a vécu en direct en mars dernier. « J’ai cliqué sur une facture adressée à l’entreprise. Rien que du très normal. » Un leurre. « D’abord, un grand blanc, puis, tous les fichiers de mon bureau disparaissaient les uns derrière les autres. J’en avais les larmes aux yeux. » Un message, en anglais, demandait une rançon de 500 $ à verser dans les trois jours pour tout récupérer.

Payer la rançon pour récupérer les fichiers

Dans ce cas, ne surtout pas tenter de camoufler. Chez SOS Seniors, le service informatique est conséquent compte tenu des données médicales à protéger. « Comme j’interviens quotidiennement sur Facebook, YouTube, etc, j’ai désormais droit à un serveur indépendant. » Mais les fichiers non sauvegardés sur le serveur ont été perdus.

Un exemple parmi combien ? Impossible de chiffrer. Les entreprises qui acceptent de témoigner – comme Rhin-Meuse la semaine dernière – sont celles qui se protègent. Celles qui payent la rançon pour récupérer leurs fichiers – les cybercriminels conservent un certain sens de l’honnêteté – camouflent la chose comme une maladie honteuse. Ce n’est qu’après la catastrophe ou en plein incendie qu’elles font appel à des sociétés spécialisées pour se protéger.

La France est le premier pays au monde à avoir inscrit la cybersécurité dans sa loi et créé une norme (ITEC 62443) garantissant une sécurité certaine. « Une norme intéressante si on exporte », commente Jean-Pierre Hauet, président ISA-France, qui a participé à sa mise au point. Par « intéressant », entendez « indispensable » même si elle ne sera jamais imparable. Bizarrement, les chefs d’entreprise ne semblent pas très concernés par le problème. Presque inconscients.

Pourtant, dans les cercles très fermés, il se dit qu’énormément de start-up françaises se font piller leurs données par des multinationales. Car, si la plupart des attaques sont purement criminelles, les offensives économiques doivent être prises au sérieux. L’usine du futur et donc connectée, nos maisons et voitures connectées sont autant de portes ouvertes à toutes les attaques informatiques. « L’internet connecté est notre cauchemar », assène Philippe Wolf, de l’IRT-SystemX à Saclay, lors d’un séminaire cybersécurité au salon I-Novia à Strasbourg. L’homme fustige ces objets connectés bon marchés non sécurisés. « Un robot cible la vulnérabilité des caméras. Dès qu’il en regroupe 300 ou 500.000, il peut viser une adresse et tirer. C’est ce qui s’est passé avec le serveur OVH le mois dernier. »

 

LES APPRENTIS INGÉNIEURS EN INTÉGRATION

Pascal Vautrin, le président du centre de formation des apprentis de l’industrie, a accueilli les futurs ingénieurs, jeudi 6 octobre 2016, dans les locaux du site Saint-Jacques.

Former et transmettre des techniques et des savoirs, du CAP aux métiers d’ingénieurs, telle est la mission des CFAI de Lorraine.

Pour l’UIMM, la question de l’emploi et de la formation est au centre des préoccupations. Comme l’a expliqué Bruno Tixier devant un aréopage de 120 nouveaux apprentis-ingénieurs, « certes avec la conjoncture le secteur des technologies industrielles perd des emplois mais 22 % des salariés ont plus de 50 ans. On a besoin de recrutements massifs pour compenser les départs en retraite ».

Soit 100.000 postes à pourvoir d’ici 2020 ! L’Union des industries de la métallurgie représente en Lorraine 56.000 salariés pour 1.700 entreprises. Pour répondre au mieux aux besoins en compétences des entreprises et tirer les qualifications vers le haut, les Instituts des techniques d’ingénieurs de l’industrie (ITII) ont été créés dans toute la France. Devenir ingénieur par la voie de l’alternance (sans passer par une classe prépa) c’est possible ! Du fait d’un partenariat avec cinq écoles d’ingénieurs en Lorraine, les apprentis peuvent poursuivre leur cursus en mécanique et production à l’ENIM, en ingénierie du numérique à Telecom Nancy, en ingénierie de la conception à l’Insic, au CESI où sont formés des ingénieurs généralistes et, depuis cette année, à l’Ensam (Arts et Métiers Paritech).

Les apprentis sont à la fois élèves-ingénieurs et salariés d’une entreprise. Leur formation se déroule en trois ans et, avant-même leur diplôme, les sollicitations sont nombreuses.

Appelés à faire carrière dans les technologies de pointe de l’industrie, les taux d’insertion dépassent les 90 %. Ils doivent acquérir un bon niveau d’anglais et les missions à l’étranger sont fréquentes. « Les jeunes formés chez nous ont déjà un pied dans l’usine du futur », observe Guillaume Bondant, le directeur du CFAI.

TROIS MAJORS DE PROMOTION ACADÉMIQUE AU CFAI

La rentrée a sonné au centre de formation des apprentis de l’industrie de Maxéville, l’un des huit sites du pôle de formation des industries technologiques.

La direction, Guillaume Bondant et Fanny Feller-Noris, avait réuni trois majors de promotion académique, jeudi, afin d’honorer leurs superbes résultats dans leurs filières respectives.

Tuteurs, lauréats et formateurs ont obtenu les félicitations de leurs pairs. Fanny Feller-Noris a remis un chèque cadeau à ces brillants apprentis (Bac Pro) fraîchement diplômés. L’occasion pour les formateurs de détailler l’excellence de leur parcours et pour les jeunes de vanter la qualité de leur formation.

Gabriel Frisson, après avoir obtenu un Bac Pro électricité à Toul, a intégré le CFAI en septembre 2014 pour finalement décrocher, en deux ans, un Bac Pro « pilote de ligne de production ».

Depuis le 1er septembre, il est embauché en CDI dans l’entreprise Albany à Commercy où il a suivi sa formation.

Clément Conte a choisi, après un bac ES, de se tourner vers le métier d’outilleur à la suite d’une visite aux portes ouvertes du CFAI de Saint-Dié. « L’apprentissage et la recherche de la précision dans ce métier m’ont attiré », explique ce jeune qui veut poursuivre sa formation dans la même entreprise et décrocher un BTS « conception des processus de réalisation de produits » (CPRP).

Julien Raimond présentait le parcours le plus atypique. « Après un BP de coiffure et deux années en tant que salarié dans ce domaine, j’ai envisagé une reconversion professionnelle. J’ai sollicité l’entreprise Nestlé Watters à Vittel pour effectuer un bac maintenance des équipements industriels. Le métier m’intéresse énormément. Je me suis épanoui et je souhaite continuer en BTS. »

La preuve que le CFAI permet une très bonne approche du métier avec d’un côté des formateurs qui viennent tous du monde professionnel et de l’autre une entreprise qui forment les jeunes et offrent une expérience professionnelle idéale. Et un taux de réussite aux examens de 86 % !

JOBS À ADOPTER AU CFAI

Le slogan est connu… « Adopte un mec » inonde les écrans publicitaires. Surfant sur le phénomène, le CFAI de Maxéville a eu l’idée d’un forum à la fois unique et innovant. Et l’a baptisé « J’adopte un Job ! » De quoi interpeller et surtout attirer du monde. L’occasion aussi pour l’établissement d’ouvrir ses portes et faire découvrir les technologies de l’industrie du futur. A l’accueil, c’est donc le cousin rougeoyant de Jean-Mi, le robot facétieux de Thierry Ardisson, qui donnait le programme. Un menu alléchant passant par l’impression 3D de la tête Dark Vador, un simulateur de soudure - une compétence particulièrement demandée - ou encore par l’Oculus Rift, toujours en cours de développement. Une fois assis, casque » VR » vissé sur la tête et écouteurs sur les oreilles, le visiteur est embarqué dans un voyage en trois dimensions mis en forme par une caméra 360°. De quoi prendre les commandes d’une réalité virtuelle… Plus vraie que nature ! A quelques mètres de là, Fabien et Olivier Daanen sont à l’entraînement dans le domaine de la mécatronique. Ils s’échauffent avant de prendre la direction de Göteborg. Là-bas, les deux frangins feront partie de l’équipe qui représentera la France.

Mais ce forum était surtout l’occasion pour les jeunes à la recherche d’un job ou d’une formation d’entrer en contact avec une vingtaine d’entreprises, celles n’ayant pu se déplacer avaient leurs offres affichées sur un tableau. Des sociétés avec lesquelles le CFAI est régulièrement en contact et entretient d’excellents rapports. Saint-Gobain, Spie-Est, Eiffage Services, ErDF, Delipapier… Les possibilités étaient nombreuses pour les jeunes, parfois accompagnés d’un parent, ou pour les personnes ayant fait le choix d’une reconversion. « Nous recherchons, en alternance, des BTS électrotechnique et des bacs pros maintenance des équipements industriels. Cela nous permet de façonner des jeunes à nos métiers et de les rendre très rapidement opérationnels dans le secteur du gaz. D’ailleurs, on ne rentre chez nous quasiment que par l’alternance », expliquaient les représentants de GRT Gaz.

Durant tout l’après-midi, le parking du centre de formation n’a pas désempli, preuve que le concept a atteint sa cible… Tous voulaient adopter un job !

Les olympiades des métiers

Le pôle formation des industries technologiques organisait ses troisièmes portes ouvertes samedi avec une belle affluence et « pas mal de nouvelles inscriptions » selon la directrice Fanny Feller-Noris. L’occasion pour les futurs apprentis de l’industrie de découvrir ateliers, salles de classe et les différents cursus : maintenance industrielle, électrotechnique, chaudronnerie et soudage, logistique, usinage et production, management de la production, études et conception, gestion des ressources humaines et e-learning. Des filières en alternance et des formations du CAP aux métiers de l’ingénieur qui ouvrent sur de belles perspectives de carrières avec l’assurance d’une insertion professionnelle rapide et de qualité, car les entreprises industrielles partenaires recrutent.

A l’accueil, les apprentis actuels étaient présents pour parler de leurs formations. De nombreuses innovations technologiques étaient présentées par le CFAI à l’instar des lunettes virtuelles 3 D, robots et autres drones, l’occasion de promouvoir ces métiers d’avenir. En parallèle, le Centre de formation des apprentis de l’industrie accueillait les sélections interrégionales Mécatronique des Olympiades des métiers, deux équipes d’Alsace (ingénieurs de l’INSA) et une équipe lorraine (BTS MS) encadrées par Laurent Stémart, Jean-Charles Lambert correspondant de la région Alsace et Caroline Noiret pour la Lorraine. Les jeunes appliqués sur des épreuves de montage et de programmation ont phosphoré pendant 7 heures !

Premier forum emploi au CFAI

Quels sont les métiers qui recrutent ? C’est la première question à se poser quand on est à la recherche d’un job. C’est aussi le thème de l’un des ateliers de la première édition du Forum Emploi organisé par la ville de Maxéville qui a lieu a ce jeudi 21 avril au Centre de formation et d’apprentissage de l’industrie.

L’événement rassemble sans surprise des « acteurs » de secteurs de l’industrie, du bâtiment, de la restauration, du service à la personne, des centres d’appels… Bref, tous les secteurs « en tension ».

Coaching individuel

Jusque-là, rien de bien original. Mais ce forum ne met pas seulement en relation chercheurs d’emploi et employeurs potentiels, il a aussi pour objectif de donner les bonnes clefs à tous ceux qui cherchent à entrer dans le marché du travail.

« C’est le demandeur qui est au cœur de notre dispositif composé de trois ateliers thématiques », insiste l’adjoint délégué au développement économique Christophe Rackay, qui a « multiplié les contacts et les échanges depuis deux ans » pour préparer le forum. Aussi, le deuxième atelier répond à cette deuxième question tout aussi cruciale : « Suis-je bien préparé ? » et propose entre autres des ateliers de coaching individuel en partenariat avec l’École de coaching de l’ICN, et d’autres plus « technologiques » sur la manière d’utiliser les réseaux sociaux à bon escient car « dans une société connectée, les techniques de recherche ont beaucoup évolué ».

Et parce qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même, une partie des exposants (l’ADIE, Alexis, la CCI, la Chambre des métiers) pourra expliquer comment créer leur propre entreprise. Les visiteurs pourront rencontrer ceux qui ont tenté et réussi ce pari entrepreneurial à l’instar de Guillian Demond, gérant de « Dperformance », une entreprise de mécanique automobile installée sur le site Saint-Jacques, là où se déroulera le Forum. Un choix qui ne doit rien au hasard selon Christophe Rackay

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